Espace urologie

  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

mis à jour le 30.09.09

Résection de vessie





icodefinition21. Pathologie


1.1  Pourquoi vous propose-t-on une résection transurétrale de vessie ?

polype-vessie

Ces polypes se manifestent généralement par l’apparition de sang dans les urines (hématurie).

Il est recommandé d’enlever ces polypes parce qu’ils sont potentiellement de nature cancéreuse et en l’absence de traitement ils peuvent grossir et envahir toute la vessie.

 

 



1.2  Anatomie de la vessie

La vessie est un organe musculeux servant de réservoir à l’urine provenant des reins avant qu’elles ne soient évacuées lors de la miction.

Elle est située dans le pelvis en avant du rectum chez l’homme, de l’utérus et du vagin chez la femme.


 


icointervention2. Intervention

2.1  Avant l’intervention

Une consultation d’anesthésie est obligatoire, l’intervention se déroulant sous anesthésie générale ou rachianesthésie.

Un examen cytobactériologique des urines (ECBU) est indispensable. Vos urines doivent être stériles avant l’intervention. En cas de bactéries dans les urines, l’intervention devra être décalée.


2.2  Techniques

L’intervention se déroule sous anesthésie générale ou rachianesthésie.

Elle s’effectue par endoscopie. Il n’y aura donc pas de cicatrice.

Durée opératoire : 1heure maximum.

Le chirurgien introduit un résecteur dans la vessie en passant par l’urètre. Grâce à l’optique et la caméra, le chirurgien peut voir sur un écran la paroi de votre vessie et repérer le polype. A l’aide du résecteur, il découpe le polype afin de le détacher du reste de la vessie.

Une fois le polype enlevé, il est récupéré pour examen anatomopathologique.

Une sonde vésicale à 3 voies est mise en place pour laver la vessie en postopératoire. Ce lavage évitera la formation de caillots.


JavaScript est désactivé!
Pour afficher ce contenu, vous devez utiliser un navigateur compatible avec JavaScript.


2.3  Suites postopératoires

Durée d’hospitalisation : 1 à 3 jours après l’intervention

La sonde vésicale est enlevée le lendemain ou le surlendemain de l’intervention. En cas d’hématurie persistante, le lavage devra rester en place plus longtemps.

La durée d’hospitalisation dépend du moment d’ablation de la sonde vésicale. Rarement, en cas d’hématurie importante, l’hospitalisation sera prolongée jusqu’à éclaircissement des urines.

Dans certaines situations le chirurgien peut proposer une instillation endovésicale précoce d’amétycine (produit diminuant le risque de repousse du polype). Si c’est le cas, cette instillation sera effectuée dans les 24 heures suivant l’intervention.


2.4  Convalescence

Elle est généralement courte, le retour à l’activité habituelle est rapide.

Dans les 3 semaines qui suivent l’intervention une hématurie peut survenir. Celle-ci est rarement importante et une hydratation suffisante (au moins 2 litres d’eau par jour) permet de résoudre cette gêne.


Au minimum une surveillance par des fibroscopies vésicales en consultation sera nécessaire. Elle permettra de vérifier l’absence de repousse du polype. Dans certains cas votre urologue vous proposera des instillations endovésicales à raison de 6 à 9 séances (1 par semaine). Ces instillations ont pour objectif de diminuer le risque de repousse des polypes.

 



icocomplication3. Complications


3.1  Immédiates

3.1.1     Fréquentes

-        Infection urinaire post opératoire (1-10 %)

-        Hématurie post opératoire persistante


3.1.2      Rares

-        Infection urinaire grave


3.1.3      Exceptionnelles

-        Perforation vésicale sans ou avec lésion des organes de voisinage. Ce type de complication nécessite une réparation des lésions pendant le geste et donc de réaliser une cicatrice abdominale.

-        Paralysie du nerf sciatique poplité externe

-        Luxation de prothèse totale de hanche

-        Paralysie du nerf obturateur


3.2  Tardives

3.2.1      Fréquente

-        Infection urinaire


3.2.2      Rares

-        Rétrécissement du canal de l’urètre